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Dom
Envoyé mercredi 08 juillet 2009 - 08h06:   

Faute de moyens et surtout faute de volonté.



Et il n’y a pas que pour le loup, l’ours, le lynx ou les oiseaux sauvages que les gouvernements français, car la tendance lourde n’est pas nouvelle, laissent la nature à l’abandon, au gré des humeurs des élus locaux, généraux et régionaux. Tout ce qui reste de la richesse biologique française est saucissonné par les autoroutes inutiles, les déviations, les ronds-points ou les voies express à quatre voies hérissés de hautes clôtures ; comme celle que des élus viennent d’inaugurer sur douze kilomètres entre l’autoroute A 77 et la ville de Gien : l’exemple de ce qu’il ne faut plus faire avait promis le Grenelle de l’Environnement dont les recommandations se sont perdues dans l’espace politique et économique français. Ce petit morceau de fausse autoroute, comme bien d’autres, coupe en deux un écosystème ordinaire mais riche en espèces définitivement séparées et pour faire bonne mesure, le Conseil général a fait abattre tous les platanes vénérables qui bordaient l’ancienne route ; en vertu du principe bien connu selon lequel les arbres ont la fâcheuse manie de sauter au milieu des routes pour heurter les voitures. L’histoire de ces douze petits kilomètres calamiteux illustre le mépris constant pour la biodiversité : parce qu’il s’agit pour trop d’élus « d’histoires de petits oiseaux » et aussi, surtout, parce qu’au contraire d’une route ou d’un rond point, la préservation de la biodiversité ne s’inaugure pas avec coupage de ruban et photo dans le journal.



Autre illustration du comportement de nombreux élus : la Ligue pour la Protection des Oiseaux, à la suite de nombreux courriers de ses membres scandalisés, est partie hier en guerre contre les trop nombreuses municipalités qui organisent la destruction des nids d’hirondelles et de martinets dans les villes. Parce qu’il parait que ces oiseaux ont l’audace de chier sur quelques murs et quelques trottoirs. Pas étonnant qu’au cours des dernières années, période qui a vu l’intensification de ces « opérations propreté », les effectifs d’hirondelles aient chuté de 39 %. La LPO rappelle que la destruction d’un nid d’hirondelles est passible d’une amende de 9000 euros et de six mois de prison. Mais quel juge d’une ville de province condamnera son maire pour cette atteinte à la diversité. Surtout s’ils vont à la chasse ensemble...



Si on ajoute à ces agressions ordinaires ou extraordinaires, l’agriculture intensive, la prolifération des urbanisations anarchiques, la pollution et le recalibrage des torrents ou des rivières, l’assèchement des marais, la culture du maïs n’importe où, des chasseurs ou des agriculteurs qui sèment des pièges et de appâts empoisonnés, il est facile de comprendre que les textes et les déclarations de bonne volonté ne font pas une protection. A quoi sert, par exemple, que la loi protège 32 insectes, dont les superbes papillons Apollon ou Diane, si des dizaines de milliers de tonnes d’insecticides continuent à être épandus sur le territoire? Comme sur le département de l’Hérault ou un arrêté préfectoral, manifestement illégal, vient d’autoriser l’épandage de produits contre les insectes par avion.



Autre illustration de l’hypocrisie française : le ministère de l’Ecologie se vante régulièrement que la loi protège 55 espèces de mammifères. En omettant de préciser que ce chiffre comprend 34 espèces de chauve-souris. Et que, pour les mammifères comme pour les oiseaux, les tirs illégaux, les naturalisations pour vendre aux touristes sont trop rarement sanctionnés parce que les tribunaux (il s’agit de délits) ont autre chose à faire.



Les scientifiques qui travaillent, souvent de façon bénévole, pour l’UICN sont découragés de protester dans un désert politique et parfois médiatique. Si les courbes de disparition qu’ils décrivent se prolongent, ils crieront bientôt dans le désert de la planète. Mais bon, il y a le chômage, les délocalisations, la retraite qui prend un coup de vieux, la sécu qui a le cancer, l’insécurité, l’Irak (très pollué...), les licenciements, la grande misère des banquiers, les gens qui ne partent pas en vacances, alors on ne va pas faire un drame pour des hirondelles qui ne feront bientôt plus le printemps, une tulipe sauvage cueillie trop souvent ou une genette que les offices de tourisme ne peuvent pas montrer aux visiteurs...



Claude-Marie Vadrot - 03 Juillet 2009



Source : http://www.mediapart.fr/club/blog/claude-marie-vadrot/030709/la-fin-de-la-biodiversite-tout-le-monde -s-en-fout





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Dom
Envoyé mercredi 17 juin 2009 - 09h47:   

Le déclin des oiseaux se poursuit en France

En vingt ans, la population a diminué de 10% environ. Les espèces des zones rurales paient le plus lourd tribut.

La France a perdu en moyenne 10 % de ses oiseaux communs entre 1989 et 2008. Ces chiffres cachent toutefois une grande disparité selon les milieux et les espèces, ont expliqué hier les scientifiques du Muséum national d'histoire naturelle (MNHN), qui pilotent le programme de comptage des oiseaux communs en France. En effet, on trouve des espèces comme le pigeon ramier, l'étourneau ou la mésange charbonnière dont les populations augmentent et profitent de l'emprise grandissante de l'homme sur les milieux. Alors qu'à l'inverse, des espèces comme l'alouette des champs ou la perdrix grise, pénalisées par l'agriculture intensive, sont en constante régression. Même chose pour des oiseaux forestiers comme le bouvreuil ou des espèces qui nichaient sous les linteaux des bâtiments comme l'hirondelle des fenêtres.

Piloté par le Muséum, le programme Stoc (Suivi temporel des oiseaux communs) existe depuis vingt ans avec une courte éclipse au détour des années 1990 et une reprise en main en 2001. Vingt ans, c'est très peu en comparaison de ce qui s'est fait en Grande-Bretagne ou chez nos voisins européens, où les suivis de population sont anciens et mobilisent des dizaines de milliers de bénévoles contre 1 500 chez nous seulement. C'est suffisant cependant pour voir que le déclin de nombreuses espèces communes se poursuit inexorablement sous nos yeux.

Les réductions d'effectif les plus marquées touchent les espèces des zones agricoles (20 % de baisse en moyenne). Ainsi, la linotte mélodieuse, symbole des campagnes avec l'alouette des champs, a vu sa population chuter de 71 % entre 1989 et 2008, en raison de la raréfaction de ses ressources alimentaires : de petites graines d'herbacées considérées comme de mauvaises herbes et éliminées des zones de grandes cultures. «Contrairement à ce que l'on peut imaginer, les engrais ont plus d'impact sur la végétation que les herbicides, en favorisant certaines plantes, note Frédéric Jiguet, coordinateur du programme Stoc. Il faut repenser l'agriculture.»
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Dom
Envoyé mardi 26 mai 2009 - 10h19:   

L’extinction des espèces ne connaît pas la crise
 
 
L’UICN (Union mondiale pour la nature rassemblant plus de 1000 organisations à travers le monde) vient en effet de publier l’édition 2009 de sa liste rouge. Et les chiffres ainsi dévoilés sont tout sauf rassurant :

1 227 espèces sont globalement menacées d'extinction, soit 12% de la totalité des oiseaux dans le monde et 192 espèces d'oiseaux sont en danger critique d'extinction : le nombre le plus haut jamais enregistré à ce jour.

Citons L'Erione à gorge bleue (Eriocnemis isabellae) et l'Alouette d'Érard German (Heteromirafra sidamoensis) sont désormais épingler à ce triste tableau.

Autre motif de préoccupation pour l’UICN : le fait que 24 espèces sont encore plus menacées aujourd'hui qu'ily a un an malgré des plans d'action mis en place de part le monde pour lutter contre cette tendance.

Autrement dit les actions engagées n’ont pas les résultats escomptés.

Mais il y a encore plus inquiétant : la raréfaction des espèces dites communes. Pour L’UICN, non seulement les oiseaux rares deviennent plus rares mais encore les oiseaux communs sont moins nombreux.
Le Martinet ramoneur pour ne parler que de lui  a ainsi vu sa population baisser de 30 % ces dix dernières années…

© coquin
 
http://www.pro-environnement.com/environnement/bonus/biodiversite-192-especes-d-oiseaux-sur-liste-ro uge-544.htm
 
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Dom
Envoyé mardi 26 mai 2009 - 10h15:   

journée mondiale de la Biodiversité : les chiffres-clés pour la France


Source : Relaxnews

On recense sur le territoire français, métropolitain et d’Outre-mer, plus de 35.000 espèces d’animaux et de végétaux et un dixième des récifs coralliens de la planète. C’est ce que rappelle un bilan présenté par le Ministère du Développement durable, qui souligne le risque d’extinction pesant sur la moitié des espèces.

Ce vendredi 22 mai est Journée mondiale de la Biodiversité. A cette occasion, le ministère du Développement durable revient sur la faune et la flore présentes dans notre environnement à la fois en France métropolitaine qu'en Outre-mer. Il rappelle que la France dispose « d'un patrimoine naturel exceptionnel » mais qu'il est menacé de disparition. Retour en chiffres.

Plus de 35.200 espèces animales et végétales sont recensées en France.

136 des 218 habitats d'intérêt communautaire (dont la conservation est un enjeu au niveau européen) sont répertoriés sur le territoire national.

291 espèces (91 végétales et 200 animales hors oiseaux) sont considérées par l'Union européenne comme étant d'intérêt communautaire et sont à ce titre couvertes par la directive européenne Habitats, faune et flore.

274 espèces d'oiseaux sont aussi d'intérêt communautaire.

55% des espèces européennes d'amphibiens sont recensées en France. Ce taux classe la France comme le deuxième pays européen en nombre d'espèces.

58% des espèces d'oiseaux nidifiant en Europe se reproduisent en France.

3.500 espèces végétales et 400 animaux vertébrés uniques au monde sont hébergés dans les territoires d'Outre-mer.

Un quart des poissons d'eau douce de la planète, 16% des plantes vasculaires (hormis les algues et les mousses, donc), 12% des reptiles terrestres et 7% des oiseaux nicheurs se trouvent dans l'Outre-mer.

10 % des récifs coralliens mondiaux sont situés dans les eaux placées sous juridiction française.

378 espèces animales et 486 espèces végétales remarquables sont menacées en France, en métropole comme à l'Outre-mer.
La biodiversité menacée

Le ministère du Développement durable rappelle que « nombre de ces richesses sont en danger : la communauté scientifique mondiale estime que la moitié des espèces vivantes que nous connaissons pourrait disparaître d'ici un siècle ».

Destruction ou fragmentation des habitats par l'urbanisation croissante, activités agricoles, espèces invasives, surexploitation de certaines espèces, pollutions, et changement climatique constituent les principales menaces pesant sur la biodiversité dans le monde.

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/journee-mondiale-de-la-biodiversi te-les-chiffres-cles-pour-la-france_19380/#xtor=RSS-8

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